Projet éducatif dans son intégralité

Zigo est un organisme de loisirs et de vacances, plus particulièrement spécialisé dans l’accueil de mineurs. Elle n’est rattachée à aucun parti politique ou mouvance religieuse. Nous ne voulons pas être un organisme de plus, mais une agence nouvelle, capable d’intégrer les aspirations des jeunes.

 

A travers notre projet, nous ne prétendons pas fournir un « mode d’emploi » mais apporter des éclairages sur certains points obscurs ou confus.

 

Agence de voyage ? Produit ou Service ? Bien au delà de ces mots chargés de sens et des divergences avec des vendeurs d’illusion ou des « diseurs de bonne aventure », nous n’oublions pas notre rôle et notre volonté : intermédiaire nous sommes, intermédiaire nous restons. Des enfants et des adolescents peuvent très bien partir en vacances sans nous ! Si nous existons, c’est donc pour apporter un plus, jamais un moins.

 

Notre différence ne se réduit pas à une concurrence sur des prestations mais surtout sur des ambitions éducatives. Voilà en quoi notre projet éducatif est important.

 

 

À QUI S’ADRESSE T-IL ?

Notre projet éducatif s’adresse à tous ceux qui sont chargés de faire acte pédagogique avec Zigo. Il doit notamment aider nos équipes à s’interroger sur ses objectifs (et les moyens qui en découlent), à structurer son discours. Il marque la particularité et la spécificité de Zigo par rapport aux autres organismes. Il défend notre conception des camps de vacances. Ce projet se réfère aux principes, aux orientations et surtout aux valeurs éducatives que nous défendons.

Prendre le temps de réfléchir, sans excès théorique et sans crainte de perdre le sens de la spontanéité, permet de relier avec cohérence et justesse les objectifs communs à chaque séjour.

 

 

UN PROJET ADAPTÉ À CHAQUE TRANCHE D’ÂGE :

 

 

LES ENFANTS DE 7 À 11 ANS

 

C’est un âge important car pour certains c’est parfois le 1er départ ! Le petit effectif permet à l’enfant de ne pas être «noyé» et lui permet de mieux apprécier ou découvrir la vie en groupe. Le respect des temps de vie quotidienne sont primordiaux (la douche, les repas, le sommeil...). Les animateurs sont proches, sécurisants, et accordent une place centrale au jeu et à l’imaginaire. 

 

 

LES PRÉ ADOS de 12 à 14 ans

 

Volontairement, nous distinguons les 12-14 ans des 15-17 ans. Le degré de maturité est différent même s’il est parfois possible de les regrouper autour d’un projet commun. A 12 ans, la puberté entraîne de grands changements, notamment physiologiques.

C’est à Zigo le début des séjours autogérés, avec un 1er apprentissage de séjours, semi-itinérants, voire itinérants. Ces jeunes aiment prendre des initiatives, s’initier aux responsabilités sous l’œil avisé des animateurs. Nos destinations se limitent volontairement à des pays limitrophes à la France. Nous n’oublions pas que ces jeunes sont encore très demandeurs d’animations, de grands jeux, d’activités où ils peuvent s’exprimer.

 

 

LES ADOS de 15 à 17 ans

 

Les 15-17 ans affirment leur besoin d’autonomie, quitte parfois à s’opposer. Nos séjours leur permettent de s’impliquer, de participer activement au déroulement du séjour. D’où l’importance de concevoir pour eux et avec eux des séjours au fonctionnement souple. Certains ont le goût de l’aventure. Ils trouveront de quoi se satisfaire avec nos séjours à fort dépaysement. D’autres veulent se rendre utiles et s’engager à travers des séjours solidaires.

 

Le voyage, l’ouverture au monde leur permet de mieux développer leur sens critique et ne pas se laisser guider uniquement par les émotions. Le rythme de vie de nos séjours leur permet de vivre et décider ensemble mais tout en respectant leur besoin de se retrouver entre eux, par affinité. Certains réclament des activités sportives quand d’autres préfèrent la visite d’un musée. Notre offre répond à ces attentes variées. Pour autant, tous nos séjours ont un socle commun : des valeurs et des ambitions pédagogiques fortes.

 

 

LES JEUNES ADULTES de 18 à 25 ans

 

Les jeunes adultes (18-25 ans) ne sont pas mélangés avec les ados.

 

L’effectif du groupe est entre 7 et 12 participants, 15 maxi. Cela permet de mener un projet collectif unique (et pas l’addition de projets individuels) dont la réussite dépend aussi de l’implication active de chacun. Loin du séjour clefs en main, notre accompagnateur souvent lui-même baroudeur, expérimenté, suggère, dynamise. Il est le garant de la qualité du séjour, de la sécurité et de la vie collective. Il ne vous considérera pas comme des ados. Ne le considérez pas comme un guide !

 

 

 

NOTRE CADRE D’INTERVENTION

 

Un projet éducatif est toujours inséré dans l’environnement dans lequel il va évoluer. Ouvert sur la société, ZIGO est un organisme qui s’intéresse à la jeunesse, la rencontre et le voyage, pas seulement dans le cadre des loisirs mais aussi dans tous les domaines qui touchent ce trinôme. Conscients des limites propres à notre cadre d’intervention, nous comptons contribuer aux côtés d’autres institutions (l’école, la famille, les comités, les collectivités…) à l’épanouissement des adultes de demain.

 

Nous entendons rester aux services de ceux que nous encadrons. De fait, nous n’avons ni la prétention ni l’envie de nous poser en modèle, mais de dégager des axes de progrès, d’ouverture et d’innovation.

 

 

AXES DE RÉFLEXION :

 

Notre réflexion sur les camps de vacances est élaborée à partir de 4 axes fondamentaux :

  1. Un espace privilégié
  2. Une aspiration à la liberté
  3. Une insertion sociale.
  4. Les effets éducatifs.

 

1) Si le camp de vacances reste un lieu très attaché à la qualité de la vie quotidienne (bonne hygiène de vie…), il apparaît aujourd’hui comme un espace privilégié. Non rattachées aux contraintes de l’institution scolaire (on ne redouble pas une colo !), les vacances offrent la possibilité de vivre différemment, de s’initier aux responsabilités et à l’autonomie, enfin de s’éveiller à d’autres activités.

 

2) Si la jeunesse ne forme pas un groupe social homogène où les comportements et les aspirations seraient tous identiques, il n’en reste pas moins qu’un désir converge vers la même valeur : la liberté.
Cela ne se réduit pas à «on fait c’qu’on veut en vacances» mais au désir d’être reconnu comme une personne capable de penser, d’agir et de choisir. Cette revendication fort honorable d’autonomie ne peut se penser de manière isolée mais au cours d’échanges et d’actes de coopération dans le cadre d’un groupe. Notre volonté éducative suppose une pédagogie à la responsabilisation, au développement des capacités à s’organiser, à s’évaluer et à la réciprocité. Il est important de donner les moyens aux jeunes de se prendre en charge selon leurs capacités.

 

3) Le centre de vacances n’est pas un lieu à part, même si on peut y vivre «autrement». L’exercice de cette vie différente trouve ses limites dans les lois civiles. Nous devons favoriser l’épanouissement de la personnalité dans le processus de toute insertion sociale.
L’A.C.M. se propose comme un cadre par excellence de l’apprentissage de la vie en collectivité. Le respect de l’autre et de la différence, la tolérance, la solidarité, la citoyenneté … sont autant de valeurs qui nous animent et qui renforcent le plaisir d’être, de faire et de vivre ensemble.

 

4) Si nous ne prétendons pas refaire l’éducation d’un enfant en trois semaines, nous savons, en accord avec tous les neuropsychologues, que les effets éducatifs ne se limitent pas à la durée du séjour ! En effet, une expérience agréablement vécue, une sensation forte, bref tous ces moments fortement investis par le jeune, loin de son environnement habituel, ont des incidences qui durent bien après la fin du séjour. Nombreux d’entres nous ont pu le vérifier à travers les contacts que nous gardons avec les participants.
Mais soyons vigilants, des situations insécurisantes peuvent de la même manière avoir des conséquences parfois dramatiques. On ne fait pas vivre n’importe quoi à un jeune sous prétexte qu’il est loin de chez lui.

 

 

L’A.C.M : UNE RUPTURE DANS LA CONTINUITÉ

 

Découvrir un autre mode de vie, s’initier à de nouvelles activités, est à la fois bien attrayant mais aussi insécurisant.

 

En effet, que l’on quitte à 6 ans pour la première fois sa famille ou que l’on se retrouve à 17 ans dans un pays étranger, il y a toujours état de rupture, voire de déstabilisation. Bien entendu, chaque participant est plus particulièrement sensible à tel aspect d’une situation plutôt qu’à telle autre en fonction de ses préoccupations, de ses projets, de son système de valeurs, bref de son degré de maturité.

 

Tout notre intérêt éducatif se fonde justement autour de cette rupture. Si celle-ci n’est pas vécue tout au long du séjour comme une agression, parce-qu’insécurisante, ou si l’équipe ne surprotège pas le participant en paralysant ainsi toute initiative, la rupture devient alors un élément moteur de nos ambitions éducatives.

 

Justement équilibrée, elle contribue à faire disparaître certains stéréotypes et préjugés pour laisser place à d’autres valeurs.

 

Exemple d’un séjour à l’étranger : Accepter d’aller au Hamam, au Maroc, c’est à la fois une rupture propre à chacun (hygiène corporelle bien différente surtout quand on connaît l’importance du corps à l’adolescence) et une approche beaucoup plus intimiste et de proximité avec l’Etranger.


Pour bien introduire cette notion dans le projet pédagogique, l’équipe dans sa préparation avec les participants, doit se questionner sur :

  • leur milieu socio économique
  • le développement psycho-affectif en fonction de leur âge
  • leur expérience en centre de vacances (ce à quoi ils ont été habitués)

 

Et à partir de là, réfléchir sur une pédagogie qui tienne compte du milieu d’origine des jeunes et du nouvel espace de leurs vacances.

 

Cette démarche ne peut réussir que s’il existe une bonne collaboration avec les différents partenaires (parents, comités, mairie …)

 

 

 

LES STRUCTURES

 

 

A) DES IMPLANTATIONS DE QUALITÉ

 

Nos implantations sont choisies en fonction de leurs possibilités d’activités, de découvertes et de contacts avec la population locale (que ce soit en France où à l’étranger !). Si les hébergements doivent répondre aux garanties de confort et de sécurité agréées par Jeunesse et Sport, nous visons des structures accueillantes que le groupe puisse s’approprier afin de «s’y sentir bien chez soi». Quand nous proposons des hébergements en gestion directe, nous demandons au personnel de service d’être partie prenante du projet pédagogique et du bon déroulement du séjour.

 

Les conditions mêmes des structures doivent favoriser la cohésion du projet pédagogique.

 

 

B) DES GROUPES À PETITS EFFECTIFS

Les enfants, et plus encore les adolescents, «revendiquent» le désir d’être avec des copains pour vivre ensemble les mêmes joies… et les mêmes difficultés. Cette volonté se confirme dans les camps de vacances : un jeune s’inscrit pour l’attrait d’une activité ou d’une destination mais sans délaisser la dimension humaine du séjour.

 

Aussi notre conception des vacances met en place un dispositif souple et modulable : des groupes à petit effectif (de 15 à 50 maximum pour les séjours enfants et de 12 à 24 pour les séjours adolescents).

 

Si nous admettons qu’un groupe ne se limite pas à l’addition de plusieurs personnalités mais possède bien un fonctionnement et une identité propres (voir pour cela les phénomènes de bande…), alors seul le petit effectif donne au groupe les moyens d’être opérationnel et d’assumer son entité.

 

Un petit groupe, ce n’est pas un grand groupe en miniature.

 

La vie en petit groupe agit en soi comme pouvoir régulateur, «exigeant» de chacun qu’il sorte de son comportement habituel, mais à travers des relations privilégiées qui respectent la personnalité de chaque membre. Le petit effectif facilite l’intégration du groupe dans son milieu d’accueil (contacts plus authentiques). Mais il produit aussi de l’illusion qui se traduit par cette volonté de vivre en état de singulier/pluriel. Si les encadrants ne doivent pas induire ce phénomène (exemple des «gentils organisateurs» dans les «clubs» comme simulacre d’une communication directe…), ils ne doivent pas non plus aller à son encontre.

 

Comme le petit enfant qui a besoin d’un mouchoir appartenant à sa maman pour l’aider à aller à l’école, le groupe a besoin d’une étape transitionnelle (se sécuriser et se dire que l’on appartient à un bon groupe) pour ensuite s’ouvrir sur les autres. Ce que communément, les jeunes traduisent par «c’était bien parce qu’il y avait une bonne ambiance».

 

Autant le grand groupe a tendance à se suffire à lui-même, autant le petit groupe élargit plus facilement son espace relationnel avec « l’extérieur ».

 

 

LA NOTION D’ACTIVITÉ

 

« On se souvient d’autant mieux que l’on a agi. »

 

D’une manière générale, nous évitons dans nos centres d’habituer les enfants à une surdose d’activités qui au bout du compte ne feraient que masquer un véritable projet pédagogique.

 

Faute de pouvoir valoriser les relations entre les participants, l’A.C.M se réduirait à un catalogue où se vendent des prestations. Ce n’est vraiment pas ce que nous défendons à ZIGO.

 

L’Activité reste pour nous un support de découverte et d’éveil qui évolue dans un environnement ludique et créatif où l’enfant est avant tout actif et acteur de ses propres vacances. L’Activité doit permettre, dans un contexte nouveau, d’expérimenter, d’apprendre à se saisir de responsabilités … Dans le partage de sensations nouvelles, l’Activité reste enfin le support idéal pour tisser entre les participants de meilleures relations.

 

Dans la société actuelle, les enfants reçoivent une masse considérable d’informations et d’images par le canal des médias (que l’on pourrait qualifier «d’école parallèle»). Dépassant les formulations unilatérales d’une influence des médias sur les enfants, il est vrai qu’il se produit plusieurs phénomènes :

  • une saturation d’informations qui peut engendrer une indifférence.
  • des personnages médiatiques choisis comme modèles idéaux…

 

Il ne faudrait pas attacher trop d’importance au fait que l’enfant soit attiré par tel ou tel héros et baigne dans un univers souvent déréalisé. Ce qui est plus important, c’est ce qu’il en dit, l’image qu’il en transmet. Or, nous observons, surtout dans les camps à l’étranger, des jeunes (ils ne sont pas les seuls) qui transportent des stéréotypes, des cartes postales qui sont bien loin de la réalité du pays. L’image qu’ils ont de l’aventure s’alimente d’exploits diffusés par des émissions télévisées ou sur INTERNET via des blogs.

 

Entraînés à vivre par procuration des sensations et des émotions, les jeunes se retrouvent plus en état de réceptivité que d’activité, de témoin que d’acteur.

 

Le centre de vacances doit être justement cet espace privilégié qui permet d’être actif. A ZIGO, nous pensons que les jeunes ont surtout besoin de contacts directs et immédiats (contrairement à média !). Besoin d’agir, d’expérimenter, de voir et de sentir par soi-même. Bref, un besoin de confrontation (au sens de comparer, examiner, éclaircir).

 

Quand on est actif, il y a nécessairement don de soi… et la porte ouverte à un changement. Dans les activités que nous proposons, nous ne visons pas la performance.  L’activité développe l’esprit de solidarité… cela fait aussi partie de l’aventure !

 

 

RELATION PÉDAGOGIQUE

 

Prendre des responsabilités et devenir autonome ne s’acquiert pas spontanément. 

 

Par une pédagogie active, l’équipe d’animation doit permettre à chaque jeune et au groupe de s’organiser. Faire avant tout avec eux et non pour eux demande une plus grande maîtrise à la fois technique et relationnelle. Il est plus facile de faire que de faire faire !

 

Cette pédagogie implique pour l’animateur (en fonction de l’âge des participants) un rôle de :

 

Médiateur :

  • au sein du groupe en tant que représentant du monde adulte.
  • par rapport au milieu environnant, en facilitant l’intégration.

 

Régulateur :

  • en aidant chaque participant à exprimer ses désirs et surmonter ses difficultés.
  • en aidant le groupe à faire acte de ses choix et de ses motivations.

 

Coordinateur :

  • en aidant le groupe (en tant que collectif) à s’organiser et prendre en charge à la fois ses loisirs et sa vie quotidienne.

 

Cette pédagogie de mise en situation n’est possible que si l’équipe obtient la reconnaissance des participants. La médiocrité n’est pas permise !

 

« Être se construisant», le jeune attend de l’animateur qu’il se comporte en adulte et non en copain, par une relation remplie d’écoute, de dialogue et d’ouverture.

 

Enfin, s’il est important que l’animateur prenne plaisir (et le transmette aux participants) aux activités qu’il encadre, à aucun moment ses motivations ne doivent résulter que de ses propres désirs.

 

L’animateur travail en échange d’un salaire. A l’extrême, si ces motivations dépassaient le cadre du public pour lequel il est censé s’adresser, il vivrait sur le terrain les attentes des participants comme une menace à ses propres désirs. C’est un point sur lequel il convient de rester vigilant !

 

 

 

LES CAMPS ITINÉRANTS À L’ÉTRANGER

 

L’approche des camps à l’étranger repose à notre avis autour de deux axes antagonistes :

 

 

A) LA VALEUR INITIATIQUE DU VOYAGE :

  • relation à l’Etranger (être différent) qui favorise la formation de la personnalité.
  • l’apprentissage de la réciprocité : valeur de fraternité.
  • vivre l’aventure par le dépaysement et la rencontre.
  • être en quête de «liberté».

 

 

B) LES LIMITES D’UN SÉJOUR COURT :

 

Une rencontre trop courte alimente l’illusion de l’authenticité alors que l’on s’est seulement côtoyé. L’écart culturel et économique entre deux pays peut être source d’incompréhensions.

 

Le tourisme étant une source de revenus, le touriste (selon ses lieux de visite) n’est plus sujet mais objet rentable.

 

Les jeunes qui baignent dans un univers médiatique ont une image magique du voyage et de l’aventure.

 

L’aventure est-elle possible en camp à l’étranger ? Oui, si l’aventure, désidéalisée, est prétexte à la rencontre pour poser un regard neuf sur d’autres paysages, d’autres modes de vie. Oui, si l’aventure est avant tout humaine.

 

A ZIGO, nous visons un tourisme du cœur, pas un tourisme de l’argent.

 

L’aventure ne peut se concevoir que devant soi : nous voulons transmettre aux jeunes ce désir d’être globe-trotter, non un futur client
des clubs où l’on ne vend que du soleil.

 

Le rôle de l’encadrement est primordial dans l’explication de l’approche d’une population et d’une autre culture. De fait, la préparation
avec les jeunes est d’autant plus nécessaire pour leur faire appréhender les spécificités du pays d’accueil et les accompagner dans l’organisation du séjour (sans pour autant leur laisser supporter toute la complexité du voyage).

 

 

C) UNE PÉDAGOGIE DE LA RENCONTRE :

 

La population : L’aventure est avant tout humaine. C’est par des contacts avec la population que l’on peut aborder l’authenticité d’un pays. Soit spontanément, soit par des contacts pré-établis lors de la préparation du séjour (par l’intermédiaire d’amicales, d’associations étrangères ou de familles d’accueil).

 

La culture : celle des traditions et celle d’aujourd’hui. Visite de sites chargés d’histoire mais aussi goûter à la nourriture locale, utiliser les transports locaux…

 

Les activités : elles sont prétextes à la fois à dynamiser le groupe (un groupe qui se sent bien s’intègre mieux) et à découvrir de manière ludique le pays.

Exemple : une rencontre de football avec de jeunes Sénégalais sur la plage est une bonne illustration à la fois d’activité (jouer au foot), de rencontre avec la population (après le match, tout le monde se retrouve autour d’un pot ce qui facilite les échanges et de futures correspondances) et la connaissance culturelle (l’importance du football dans un pays pauvre). De la même manière, une rencontre organisée avec de jeunes Canadiens autour d’une activité rafting favorise la combinaison de ces valeurs.

 

Si L’AVENTURE, c’est vivre et partager des moments «extraordinaires», c’est aussi apprendre à aimer et vivre «l’ordinaire», aspect essentiel pour aborder l’authenticité d’un mode de vie local différent.

 

 

D) SENSIBILISER LES JEUNES AU TOURISME RESPONSABLE ET ÉQUITABLE : 

 

Zigo est membre de l’association Agir pour un Tourisme Responsable dont les membres s’engagent à :

  • minimiser les effets pervers du tourisme en évitant les pièges de l’industrie touristique.
  • promouvoir un tourisme plus responsable, c’est à dire soucieux de la préservation des patrimoines culturels des pays visités et soucieux de la préservation de leurs environnements.
  • sensibiliser les visiteurs (et donc les jeunes) à ces problématiques.

 

Dépasser l’aspect “carte postale” au profit d’une découverte plus authentique, plus humaniste, se “confronter “ soi-même à la différence, telles sont nos ambitions.

 

Etre voyageur, c’est apprécier l’usage des transports locaux… bref tout ce qui peut favoriser le développement des économies locales pour un tourisme plus équitable.

 

Voyager, c’est développer l’éveil de nos sens, savoir porter un regard neuf. Enfin, voyager, cela s’apprend.

 

 

DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE

Ce projet a été élaboré en vue d’établir une synthèse de nos orientations éducatives, se limitant à ce qui peut nous différencier des autres organisateurs d’A.C.M.

 

Le projet éducatif est en soi anticipation. Il n’est sûrement pas un mode d’emploi. Nous savons tous trop bien que si l’animateur utilise des techniques, le premier outil, c’est lui-même.

 

Nous rencontrons à chaque séjour, des jeunes qui sont tous différents de par leur personnalité et leurs désirs. Nous ne pourrions adopter un comportement mécanisé et standardisé.

 

Pour ne pas rester au stade des intentions, il va falloir maintenant passer à l’action.  A partir d’objectifs généraux, il va falloir déterminer les moyens, les méthodes et les outils utilisés. Passer de la théorie à la pratique, de manière beaucoup plus précise et mesurable.

 

…mais ceci, c’est un autre dossier !

 

expérience
31 ans

d’expérience

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4248

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78616

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92 % de satisfaction
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